Deux articles dans la presse dont un dans le Figaro, le 19/20 de France 3 qui lui consacre un sujet ; effectivement l’heure du tram-train est venue.
Au scepticisme des premiers temps quand nous étions seuls à porter ce projet (élus et militants du PCF du canton de St Médard en Jalles), s’est substituée l’évidence.
Nous saluons l’annonce du maire de St Médard en Jalles d’une réunion le 12 mars 2024, des élus concernés mais également plus largement ouverte aux maires du Médoc. Un projet qui désormais fait l’unanimité du conseil municipal de notre commune (conseil municipal du 22 janvier 2024).
Comme l’a rappelé l’élu communiste Francis Royer
Francis ROYER. adjoint à la Santé et au Logement
« Le débat ne porte plus dorénavant sur l’arrivée du tram au centre-ville de St Médard en Jalles mais plutôt sur l’extension du réseau actuel du quadrant nord-ouest de la métropole. La question n’est plus d’accéder vite au centre-ville, puisque tel est l’objet du futur Bus Express . Notre difficulté, ici comme en d’autres villes périphériques de la métropole, est que notre commune est un point d’entrée majeur dans la métropole pour les travailleurs résidant dans le sud-Médoc et les communes proches de l’océan. Nous le savons tous : ces territoires sont attractifs pour tous ces ménages que le prix de l’immobilier dans nos communes métropolitaines fait fuir. Et cette de tendance de fond ne va pas s’arrêter. Des études réaliser en 2018 prévoient ainsi une multiplication par 2 de la population du territoire concerné et donc du nombre de déplacements quotidiens. Actuellement 80 000 déplacements/jour , 180 000 prévues en 2050. La solution de la voiture, même électrique, est dépassée : les impératifs écologiques nous interdisent tout nouvel investissement routier d’ampleur ».
(Vous trouverez l’intégralité de sa déclaration sur notre site pcfjallesmedoc.org.)
Nous mesurons quotidiennement l’impact de ce trafic routier sur notre commune.
L’intérêt de ce projet dépasse le cadre de l’aménagement de notre quadrant, la congestion touche également le sud-est de la métropole bordelaise, 220 000 habitants confrontés à la galère des embouteillages chaque matin et chaque soir des milliers de voitures, de camions et bus forment une file continue sur plusieurs kilomètres, rapporte le sud-ouest du 5/01/2024.
Sans voie ferré, notre seule alternative à la voiture est les transports en commun ou les déplacements doux.
Le hic est que les cars régionaux sont saturés. Un paradoxe avec l’incitation à privilégier les transports en commun, d’autant que la situation s’aggrave, déplore le maire de Quinsac.
Le tram-train, le transport du futur, a été un de nos axes de bataille pendant les dernières élections départementales.
Partant du vécu de notre territoire, nous mettions en avant la spécificité du tram-train, léger, hybride permettant d’utiliser les infrastructures existantes, de valoriser les lignes ou les emprises déshéritées , de rentabiliser les investissements déjà engagés.
Il a une place majeure à jouer dans l’aménagement du territoire, dans la lutte contre la pollution, pour limiter les gaz à effet de serre et leurs conséquences sur la santé.
Nous soulignions son rôle pour assurer l’égalité des citoyens sur l’ensemble du département – une rupture d’égalité dénoncée par le maire de Cambes (Sud-Ouest du 5/01/2024)- en offrant la possibilité d’un développement et la décentralisation d’activités économiques hors métropole.
D’autant qu’outre le transport de passagers, le tram-train peut être ouvert au fret aux heures creuses. (Voir site SNCF)
Les détracteurs du tram-train évoquent bien souvent des obstacles techniques en raison de l’alimentation électrique du tram par le sol (APS) ou du profil des rails. Ceux –ci ne sont pas insurmontables quand on dispose dans notre région à AYTRE en Charente –maritime, « d’un site industriel d’excellence mondiale pour la conception et la fabrication des TGV et des tramways. Il travaille actuellement à la nouvelle génération de tram moins énergivore pour Angers, Nantes, Ile de France » … Sa direction revendique de « se placer au cœur des solutions qui peuvent être proposées dans le débat actuel sur une mobilité respectueuse de l’environnement ».
C’est tout l’enjeu du département recherche et développement d’une entreprise : pouvoir répondre aux commandes spécifiques.
Indépendamment du fait qu’il va falloir convaincre la Région et la Métropole de s’investir dans ce projet, c’est le but que s’assigne le collectif pour un tram-train Bordeaux-Lacanau en gestation : accompagner les élus dans leur démarche et dans leur combat. Nous vous en reparlerons.
Les communistes ne négligent pas ce que peut apporter l’Union Européenne (UE) au travers du Fonds européen de développement régional (FEDER) dont la mission centrale est de suppléer aux projets et aux initiatives qui favorisent le développement économique, la création d’emplois, l’innovation, la transition énergétique, l’amélioration des infrastructures…
L’industrie, les technologies de l’information, l’environnement, la recherche et le développement font aussi partie de l’éventail de ses domaines.

Marylène Faure. PCF
Marylène FAURE, ancienne élue du Taillan-Médoc, s’est illustrée par son engagement pour le tram- train Bordeaux-Lacanau, notamment lors des élections départementales de 2015.
Lors des prochaines élections européennes le 9 juin 2024, Marylène FAURE sera éligible en cas de succès de la liste soutenue par le Parti Communiste Français conduite par Léon Deffontaines.
Elle constituera, nous n’en doutons pas, un atout supplémentaire pour faire aboutir ce projet : la première pierre d’un grand projet d’intérêt général en matière de mobilité.
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