Vous avez entre vos mains le dernier tract de campagne de l’équipe « L’Humain d’abord ».
Nous avons voulu pendant ces dernières semaines décliner et approfondir les thèmes évoqués dans notre profession de foi. Aujourd’hui nous abordons celui de la santé.

Ambroise Croizat
Nous avons dénoncé à plusieurs reprises le fait que notre système de santé s’éloigne de la prise en charge à 100% des soins par la Sécurité Sociale instaurée en 1946, par le ministre communiste de la santé Ambroise Croizat pour répondre à la volonté de débarrasser nos concitoyens de l’incertitude des lendemains.
La politique de santé menée depuis 3 décennies favorise le secteur privé.
La finance s’accapare de ce secteur marchandisé et lucratif avec la mise en place par Roselyne Bachelot en 2009 de la loi HPST (patients, santé et territoires) au demeurant jamais remise en cause depuis cette époque.
Elle a ouvert la voie à des centres médicaux dont la vocation est loin de répondre aux exigences de qualité des professionnels et à la satisfaction des populations. Elle a permis de substantifiques profits notamment au travers de centres dentaires low-cost.
Une situation révoltante pour Marie Laure Latapie, ancienne salariée de l’industrie pharmaceutique :
« on fait du business sur le dos de la santé des gens ! »
De quoi se lancer dans la bataille des élections départementales à nos côtés.
Nous nous félicitons de la volonté de création par la municipalité de Saint Médard d’un centre de santé intercommunal d’autant plus qu’il faisait partie de nos programmes pour les municipales de 2014 et les départementales de 2015 dont s’est fait l’écho Sud-Ouest du 10 mars 2015.
Il est vrai qu’à l’époque nous étions les seuls à porter ce projet et nous apparaissions comme des hurluberlus.
Nous souhaitons étendre les compétences de ce futur centre, à la radiologie avec un IRM qui manque cruellement à notre canton.
D’où notre volonté, à l’image de l’Adjoint communiste à la santé à Saint Médard, d’installer dans tout le département des centres de santé publics de proximité.
La santé c’est également le bien-être, le service à la personne auxquels devraient pouvoir prétendre les personnes dépendantes sans se ruiner.
Cette activité dont la nécessité n’est plus à démontrer faute de dispositifs publics s’organise autour d’officines privées, filiales pour la plupart de grands groupes. (Axéo pour la Poste) ou des entreprises de services à la personne telles que Shiva, qui proposent « en deux clics » des services aussi divers que variés dont les taches seront effectuées par des travailleurs indépendants sur le modèle d’Uber.
Mais il y a aussi des associations dont les droits sociaux des salariés sont laissés pour compte.
Les employeurs de ces travailleurs se voient reverser 50% des salaires et charges en avantages fiscaux alors qu’ils font majoritairement partie de la classe la plus aisée, les populations les plus pauvres n’y ayant pas accès.
La précarité est l’apanage de ces personnels bien souvent employés à temps partiels et dont les revenus leur font côtoyer le seuil de pauvreté.
Ils sont peu qualifiés, issus pour la plupart de l’immigration et ce sont majoritairement des femmes.
Les collectivités territoriales d’ordinaire hésitent pas à faire appel à cette main d’œuvre.
Elle devra assurer une formation adéquate aux personnels, un déroulement de carrière digne de ce nom, et la possibilité d’accéder à une qualification supérieure ou à un autre emploi.
Celle-ci pallierait à l’absence de ce service public indispensable tout en échappant à la marchandisation de ce secteur.
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