La question s’est posée : faut-il s’attarder sur le radotage aigri de celui qui se présente comme le chef de l’opposition, le désolant Jacques Mangon ? En fait, c’est la citation « plus le mensonge est gros, plus il passe » qui nous y a amené.
On a le sentiment qu’il perd pied, tant son aigreur transpire dans ses écrits et ses arrangements avec la vérité.
A en croire J.Mangon, « les seules actions qu’on est capable de citer sont en fait l’aboutissement de dossiers lancés sous sa mandature » ; justement s’ils ont abouti sous la nouvelle équipe municipale, lancés comme des paroles en l’air- hormis la très coûteuse reconstruction de PMF (3 millions de dépassement du budget initial ! ) – il a été incapable de les réaliser.
Les logements sociaux
On le découvre soudain soucieux « du naufrage de la production de logements locatifs à prix raisonnables qui pénalise lourdement nos jeunes ou les parents célibataires ». Curieux revirement de celui qui a fait de la dénonciation jusqu’à l’outrance de la construction de logements sociaux entre autres par « le bétonneur S.Lamaison » un de ses principaux chevaux de bataille. En matière de logement social sa « production » s est limitée à terminer le programme de S.Lamaison.
On lui doit en grande partie ce « naufrage » alors qu’il était à la tête de la FAB, l’agence métropolitaine en charge du logement. Inspirée par Margaret Thatcher dans les années 1980 – « le marché résorberait la crise », disait celle-ci à l’époque – , la politique des gouvernants successifs de Macron a fait le reste.
le tramway
Le tramway – sa marotte – est une véritable Arlésienne, une fois ici, une fois-là ; dans un premier temps « sa solution pour une arrivée à court terme du tramway « (avant 2020) est de prolonger la ligne A et de préciser : « c’est notre choix, celui d’A. Juppé et du groupe qu’il préside. » (Tract de campagne 02/10/2013).
Ce grand donneur de leçon de démocratie promet « une grande concertation citoyenne sur le tracé autour de deux options soit par le Haillan, soit par Corbiac avec comme terminus la gare cycliste » : elle n’a jamais eu lieu.
Mieux, il déclare refuser la solution au rabais du BHNS et une fois aux manettes il vote des deux mains pour le « promène couillon », – mémorable sortie d’un membre de son équipe. Puis, virage à180 degrés, à trois ans de la fin de son mandat, J Mangon opte pour un prolongement de la ligne D par la 1215 ; un tracé défendu jusqu’alors par les seuls communistes dans le cadre d’un tram-train desservant les entrées de ville du Taillan, St Aubin, le lycée Sud-Médoc et le futur quartier de Cassy-Vigney ,Picot sans oublier les villes situées sur l’axe St Médard en Jalles- Lacanau.
Le 17 mai 2017, le conseil métropolitain statue sur l’aménagement de la place de la République. Le résumé de la réunion se prononce pour sa requalification occasionnée par : « la desserte en bus à haut niveau de services (BHNS) et POTENTIELLEMENT une future ligne de tramway », ce qui signifie que celle-ci n’était pas acquise.
Quand on connaît la durée des études pour de tels projets on reste dubitatif quant à l’arrivée dans notre ville en 2024 du tramway, qu’il avait promis avant la fin de son mandat.
l’écologie
Il ne faut pas manquer d’air pour affirmer lorsque la ville a reçu en 2024 le prix de la « Meilleure commune de France pour la biodiversité » et reconnue en 2022 « Territoire engagé pour la nature », « sur les sujets relatifs à l’écologie rien de marquant n’a pour l’instant été fait ».
la démocratie
Parler également de « verrouillage de la parole des habitants » quand il s’agit de protéger les personnels de la collectivité et les élus comme l’enjoint l’article 11 du statut de la fonction publique est pathétique (’voir expression 20 /04/ 2024).
Il s’y est opposé
Au cours des différentes élections municipales dont il était candidat, J.Mangon s’est opposé à la création d’un stade nautique dont la ville et la métropole en manque de piscine avaient déjà à l’époque grand besoin. Il a refusé pareillement la construction d’un collège public au profit d’un établissement privé confessionnel que nous subventionnons, auquel il céda semble-t-il le terrain aux meilleurs conditions du marché.
Paroles, paroles paroles …
C’est le roi des annonces : il s’est engagé ainsi sur l’implantation d’un pôle pharmaceutique, la réalisation d’une étude sur la mutation du site de traitement des déchets verts de la Grande Jaugue vers une unité de Biogaz, la cantine scolaire gratuite et …. un centre de santé.
Mais passé dans l’opposition, il n’a de cesse d’attaquer sans vergogne la réalisation par la nouvelle municipalité du Centre Communal de Santé Cynthia Fleury au point de s’y casser les dents face au succès de ce dernier.
À ce sujet, une étude récente montre que 23 % des enfants âgés de 6 à 18 ans sont en situation de privations alimentaires, du fait de la pauvreté. En 2024, 8 français sur 10 dont les revenus sont égaux ou inférieurs au SMIC ont des difficultés à nourrir correctement leurs enfants. Conséquence, la réapparition de cas de scorbut infantile aux multiples séquelles dû à une carence profonde de vitamine C, qui entre 2015 et 2023 a frappé près de 900 enfants de moins de 11 ans.
C’est un enjeu de santé publique, elle pose la question de garantir à tout individu un accès à une alimentions suffisante et saine.
Des expérimentations se développent notamment en Gironde dont les communistes se félicitent. La question de l’alimentation a fait d’ailleurs l’objet d’un travail conséquent de la Convention Citoyenne tant décriée par J.Mangon et ses affidés.
Mieux vaut prévenir que guérir : dans l’immédiat, la distribution aux enfants de petits déjeuners vitaminés parait indispensable.
Pour paraphraser J.Mangon, 6 ans c’est long et pourtant quand on fait le bilan de l’action concrète de son équipe, on est étonné par sa pauvreté.
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