Silence. On tue !

30, mars 2025

Thématique Expressions : international

A Gaza, B. Netanyahou ouvre les portes de l’enfer, s’indigne avec force l’éditorialiste du Sud-Ouest le 22/03/2025.

 

La chose est notable, nous n’avons pas l’habitude de voir en France la presse en général se préoccuper du sort du peuple Palestinien si ce n’est l’Humanité et le Monde Diplomatique.

 

 

 

Selon, Media Bias Meter, outil de l’ONG Techforpalestine, « Les rédactions ont fait état du conflit en invisibilisant les Palestiniens ».

 

Le 7 octobre 2023, le Hamas en perpétrant le pire pogrom du 21ème siècle a commis un acte abject, impardonnable. Le peuple Palestiniens n’a pas à payer le prix de cette horreur.

Le journal « The Times of Israël » du 08/10/2023 dénonce la responsabilité des différents gouvernements de Netanyahou dans leur « stratégie » de soutien au Hamas pour « empêcher Abbas-ou tout autre membre du gouvernement de L’Autorité Palestinienne – de progresser vers la création d’un Etat palestinien ».

 

L’ actuel ministre d’extrême droite Bezalel Smotirch, au même titre que Netanyahou, considérait l’Autorité Palestinienne « comme un fardeau et le Hamas comme un atout. »
Le Hamas en est sorti renforcé. 
Aujourd’hui on en paye le prix, déclare le journaliste.

 

 

Le 18 Mars dernier, B. Netanyahou fait larguer sur Gaza des bombes de 900 kgs fournies par Trump et brise le cessez- le- feu. Plus de 400 palestiniens ont été tué ce jour-là. Le prétexte invoqué, la non –libération des otages par le Hamas, ne convainc pas les familles de ceux-ci et encore moins le quotidien israélien Haaretz.

 

Le journaliste Amos Harel donne un tout autre éclairage. Il écrit dans le quotidien : « Israël a sciemment violé l’accord de cessez-le feu avec le Hamas –avec l’approbation américaine –parce qu’il ne voulait pas respecter pleinement les termes sur lesquels il s’était engagé il y a deux moins ».

Dans la seconde phase de l’accord qui devait débuter le 1er mars, la discussion devait porter sur la libération des derniers otages et celle des palestiniens emprisonnés dans les geôles israéliennes depuis des décennies, dont M.Bargouti et A.Saadat, dirigeants historiques palestiniens. Cette deuxième phase devait plus que tout aborder les conditions de la fin de la guerre. Haaretz explique la relance de la guerre non pas par le sort des otages, mais par « une série d’objectifs politiques urgents » pour Netanyahou, dont celui de : « rétablir le dirigeant du parti Force juive – le suprématiste I.Ben Gvir – à  son poste de ministre de la sécurité nationale, faire passer le budget et stabiliser la coalition gouvernementale d’extrême droite. » Et de préciser «  limoger en toute tranquillité le directeur du Shin Bet – R.Bar « . Ceci dans le but de prendre le contrôle des services de sécurité intérieure, afin d’imposer « un glissement progressif vers un régime de type autoritaire ,dont il tentera d’assurer la survie par une guerre perpétuelle sur plusieurs frontsIl entend ainsi annihiler toute perspective d’existence d’un état palestinien.

 

La guerre coloniale mené par Israël à Gaza, mais également en Cisjordanie où 40 000 palestiniens ont déjà été expulsés,
relève du nettoyage ethnique.

 

Pour parvenir à leur fin, les autorités de Tel Aviv tentent de placer leur projet de déportation massive sous le parrainage des USA (la côte d’azur du Moyen-Orient) et créent une agence à cet effet. Une décision condamnée par l’organisation anti-occupation la Paix maintenant : « La mise en place d’une administration chargée d’expulser les Palestiniens de Gaza est une des décisions les plus stupides d’un gouvernement qui a perdu toute direction et toute logique. »

 

Jamais au grand jamais le peuple Palestinien ne renoncera à sa Terre.

« Par centaines de milliers, à pied, à cheval, en carriole, seul ou en famille, avec ou sans bagages, ils ont regagné leur foyer détruit pour s’y installer sous des tentes, malgré tous les risques, de bombes non explosées ou d’effondrement. Ainsi, ils démontrent l’attachement à leur terre et un esprit de résistance que des décennies de guerre et d’occupation n’ont pas brisé« , nous rappelle A.Gresh (Le Monde Diplomatique, mars 2025).

 

 

 

Cela force l’admiration. Cette folie meurtrière a couté la vie depuis octobre 2023 à 50 000 palestiniens l’équivalent à 1 700 000 de français au regard des 68 millions d’habitants de notre pays, dont 17 600 enfants de moins de 14 ans. Parmi ces enfants assassinés, on compte 200 nouveau- nés et 900 enfants de moins d’un an.

Le silence de la communauté internationale face aux agissements de Netanyahou et de ses comparses est insupportable, limite complice. Il permet à celui-ci de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en série à l’encontre des populations palestiniennes, de violer le droit international et de multiplier les menées liberticides contre le peuple Israélien.

 

Le PCF exige que la France fasse concrètement pression sur le gouvernement de Tel Aviv pour un cessez-le –feu immédiat, la reprise de l’aide humanitaire à Gaza, le respect des missions de UNRWA, la libération des otages israélien et des prisonniers politiques palestiniens.


Il appelle le président de la République à reconnaitre immédiatement l’Etat de Palestine aux cotes de l’Etat d’Israël, dans les frontières de 1967, avec Jérusalem –Est pour capitale.

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